Hina en action

Une sélection de très bons moments passés sur Hina. Un mix de navigations dans les Grevelingen et des différentes traversées.

À regarder sans modération !

24h en sous vêtements thermiques, chauffage, crêpes, 15kn de vent, et incroyable lumière d’hiver.



Préparation pour l’hiver

Pas encore assez de nav’ au log d’Hina pour 2015. C’est décidé: cet hiver, de courageux équipages feront prendre la mer à la Belle, pour quelques expéditions zélandaises encore à définir.

Hina devant donc rester « navigable »,  nous devons la protéger contre le gel, tout en gardant tous les systèmes « opérationnels » (moteur, groupe électrogène, système d’eau douce). Cela implique donc l’installation de chauffages électriques permettant de garder le bateau à une température minimale de 5 degrés.

Souhaitant naviguer relativement activement, tout en protégeant bien les systèmes critiques, je m’oriente vers l’installation de chauffages « fixes », intégrés au systèmes 230V du bateau. Ceci offre l’avantage de pouvoir les laisser « à poste », sans se soucier de devoir les connecter / déconnecter à chaque visite. par ailleurs, cela permet de les positionner au plus près des systèmes à protéger, comme le moteur ou le système d’eau.

Après plusieurs échanges avec Daniel (au passage, merci pour tous les conseils! :)), j’arrête le shéma d’installation suivant:

SchemaChauffage

Le système sera géré par un thermostat central, placé dans la cuisine. Il déclenchera l’alimentation de 2 prises, placées respectivement dans la salle des machines, et sous une des banquettes du carré. Les chauffages seront ensuite connectés à ces prises.

Ce shéma offre une certaine flexibilité:

  • Démontage aisé des tubes chauffants en cas de souci, ou tout simplement à la fin de l’hiver
  • Remplacement facile des tubes chauffants si nécessaire
  • Connection possible d’autres dispositifs chauffants à l’aide d’une multiprise, si cela s’avère nécessaire (température particulièrement rigoureuses cet hiver…)

Par ailleurs, l’installation du thermostat dans une zone « accessible » permet de gérer facilement l’ensemble du système. Le raccord au tableau 230V existant permet, quant à lui, de centraliser l’allumage / l’extincton du système avec celui des autres dispositifs du bord.

Le shéma réalisé, reste à acheter le matériel. Je trouve pratiquement tout chez Brico, hormis les tubes chauffants. Voici la liste des éléments de l’installation:

  • Tubes chauffants: 2 tubes 80W ATMB Marine modèle W80. Achetés sur le site d’Accastillage Diffusion
  • Câbles: 2x 10m de câble 3 brins, 1.5mm² (max 2500w – largement suffisant pour l’usage)
  • Supports pour l’installation du tube placé sous le moteur: fabriqué moi-même à partir d’une latte d’aluminium trouvée au Brico
  • Thermostat: simple thermostat mécanique (supportant jusqu’à 10A, soit également environ 2.500w), acheté au Brico
  • Prises: prises « extérieur » (étanches) Legrand, trouvées au Brico également

Le matériel étant rassemblé, on attaque le montage.

Première étape: passage des câbles

Toujours le plus marant…. 😉 Je dois trouver un moyen de sortir de la salle des machines, pour rejoindre le carré. Après vérification, le plus court et le plus simple est de passer sous la cuisine. Aussitôt dit, aussitôt fait: les planchers sont retirés.

Je sors de la salle des machines en perçant un petit trou à travers un des renforts longitudinaux. J’espère ne pas avoir (trop) fragilisé le bateau 😉

Le câble est passé sans encombre. Pour éviter de forer plus que nécessaire dans la structure, j’emprunte un chemin détourné passant sous le meuble de la cuisine

Le câble est ensuite sécurisé à l’aide de colsons

A l’autre extrémité, le câble ressort sous le fauteuil tribord du carré. L’idée étant d’y installer la prise.

 

 

Seconde partie: câblage et installation du thermostat
Le thermostat est installé dans la cuisine, au dessus de la salle des machines (simplifie les connections). A l’arrière de celui-ci, je place un boitier électrique standard, pour abriter toutes les connexions prévues

Depuis là, les câbles redescendent vers le tableau 230V (juste en dessus, dans la salle des machines) et vers les prises. Je place un fusible, relié à la source « Power » du Mastervolt Mass Combi (la source Power n’alimente les prises 230V que lorsque soit le Shore Power est connecté, soit le groupe fonctionne, par opposition à la source « Inverter » utilisée pour les prises normales du bateau)

 

Troisième partie: installation des prises

Les 2 prises étanches sont installées, une dans la salle des machines, l’autre sous le fauteuil tribord du carré. Mention spéciale pour les prises Legrand: elles sont très simples à utiliser, et utilisent des connecteurs rapides faciles à mettre en oeuvre.

Quatrième partie: installation des tubes eux-mêmes:

Afin d’installer le tube sous le moteur, je réaliser 2 petits supports en « L » à l’aide de lattes d’aluminium.  

  

Les supports sont ensuite fixés au bâti moteur, permettant un positionnement idéal du tube « juste en dessous du moteur », sans être ni en contact direct avec celui-ci (pas idéal en fonctionnement), ni en contact avec le fond / les parois (le tube pouvant devenir assez chaud, cela ne semblait pas une bonne idée… Sans parler de l’huile présente au fond de la gatte, qui fera certainement l’object d’un prochain post « technique ». Passons donc pour le moment…)

Résultat: on distingue le tube installé sous le moteur:

 

 

 

 

 

 

Pour le second tube, pas mal de cogitations: ce n’est pas le plus bel objet à avoir en « apparent » dans le carré. Cependant, le réservoir d’eau étant sous la table (et le carré étant proche de la salle d’eau et de la cuisine), j’installe le tube derrière la table, sous le fauteuil. C’est en effet l’endroit le moins passant du carré, et, malgré tout, le moins « visible ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le résultat final (après rangement) est acceptable. Dans tous les cas, l’ensemble tube et supports peut être très facilement démonté…

 

Restera à surveiller de près l’évolution de la température dans le bateau, en fonction de la température extérieure.

Pour compléter le dispositif, j’ajoute un déshumidificateur électrique, dont l’évacuation se fait directement dans l’évier de la cuisine.

Été suisse-indien

Petite nav aujourd’hui avec Henri – mon beau-père venu nous rendre visite de Suisse -, Debo et So.

Pas beaucoup de vent, mais belles éclaircies, et une température vachement douce pour la saison. Difficile de croire que Noël est dans 5 semaines seulement…

Ambiance détendue. Ok, seulement 10kn de vent portant… pas de quoi s’affoler non plus 😉

Pratiquement personne sur l’eau.. Nous croisons seulement quelques équipages en train d’aérer leurs voiles, le plus souvent avec une bonne bière en main.

Le vent nous délaisse un moment, nous démarrons la brise Volvo pour rentrer. So et Débo rentrent lire au chaud (c’est vrai que la température baisse plus vite en hiver!). Je reste derrière la capote, à observer l’eau…

Et soudain, le soir tombe. Vraiment vite.

Le ciel se pare rapidement de couleurs incroyables, de plus en plus rougeoyantes. Encore 2 miles jusqu’au port. Nous terminons la balade sous feux de nav

Soleil couchant d’hiver sur l’Oosterschelde

Aménagement du box

Ça faisait un bout de temps que je réfléchissait à un moyen de simplifier les manœuvres de départ et d’arrivée à quai.. Avec de nombreux équipages différents, et pas toujours le même goût pour le lancé d’aussière de précision, ou le critique saut à terre avec amarre, il me fallait trouver un moyen de rendre cette partie de la nav un peu moins « technique ».

C’est chose faite avec l’installation aujourd’hui de 3 défenses de port Plastimo, et de 3 supports d’aussières de la même marque.

Bon d’accord, c’est pas très beau, et ça fait un peu voile du 4eme âge… Mais espérons que ce soit efficace quand même!

   
 

L’idée est de pouvoir travailler avec 4 amarres « fixes », de longueur définie et destinées à rester au port pendant la nav. Celles-ci ont été réalisées par Evelien (de Boateak, le Ship local), et ont chacune une boucle de 40cm à chaque extrémités, ainsi qu’un amortisseur (pour les coups de vent d’hiver..). À chaque départ, il suffira théoriquement de déposer les amarres dans les perches fixées au ponton, pour les récupérer facilement depuis le bateau à l’arrivée. Ainsi, plus de stress pendant les coups de vent (« est-ce que je suis bien sûr d’avoir vérifié à fond les amarres la dernière fois? Est-ce qu’il y avait bien un tour mort et plusieurs demi-clés en huit à chaque extrémités? Est-ce que la dernière était bien capelée?… » ;))

Verdict dans quelques semaines, après quelques arrivées bien hivernales dans 35kn sud-ouest!

Entre automne et hiver

C’était censé être le dernier week-end de la saison… Mais nous avons finalement décidé de laisser Hina à l’eau tout l’hiver!

Au programme: pas mal de changements d’équipages, petite nav pour dérouiller la bête et les hommes… Et petite soirée à bord à la lumière de la lampe à pétrole 🙂

Équipage prévu:

  • Vendredi: So et Simon
  • Samedi:… Rejoints par David, Débo et moi en début de journée…
  • …avant d’être complètes par Greg milieu d’aprem…
  • De perdre Simon et So fin d’aprem…
  • De retrouver Mam et Éric pour l’apéro, arrivés avec un couple d’amis sur un autre bateau…
  • Pour finir dimanche par perdre David et Greg vers midi…
  • Avant de rentrer, Débo et moi, en fin de journée.

Près de 6 semaines après la dernière visite.. Nous retrouvons Hina couverte de cadeaux laissés par les volatiles habitant dans les parages. Coup de brosse approfondi, la belle est vite remise en état.

 

Le pont a retrouvé sa couleur habituelle… 😉

 

Temps agréable en ce samedi de la fin octobre. 13 degrés, petit souffle sud ouest, ciel clair, mer lisse. Parfum indéfinissable de l’air..

Entre automne et hiver.

Oosterschelde, samedi apres midi

 

La mer est pratiquement vide. Quelques voiliers en transit vers leur lieux d’hivernage. Quelques marins venus aérer leurs Spis.

Et nous.

Petit aller-retour de 2h vers le pont de Zélande, avant de récupérer Greg au vol au bout d’un ponton. La fin de la sortie est plus calme, le vent tombant tout à fait.

 

Régate acharnée de voiliers radio-commandés au milieu du port de Wemeldinge

 
Retour vers le port, où nous retrouvons l’équipage de Xsiria, Marc et Colette, accompagnés pour l’occasion de Mam et Éric. Ils sont en route pour Anvers, ou leur X412 passera l’hiver. Moment sympa dans le carré, on a peut-être trouvé un bateau sœur avec qui aller en Bretagne l’année prochaine! 🙂

Petit restau dans la foulée, pas question de se refuser une belle casserole de moules quand la saison bat son plein!


(… Ni surtout un petit Baileys)

Retour sur Hina, installation de la « Hutte » (qui fera l’objet d’un poste ultérieur rien que pour elle, tellement on l’aime!) et fin de soirée à refaire le monde, à rêver de navs lointaines, et à déguster un peu de vieux rhum avec Moriarty, Cesaria ou Simon & Garfunkel dans les oreilles…

Que demander de plus?

Réveil en douceur le lendemain, avant un petit « tchetchetche » (nom officiel de l’uitsmijter pour l’équipage d’Hina).

Greg et David rentrent. Débo et moi nous offrons une petite virée à vélo jusqu’à Yerseke. Et une incroyable soupe de homard avec des vrais morceaux dedans! La vie est belle 🙂

 

On dirait que c’est plat, non?  Eh bien en réalité , pas tout à fait 🙂

 

Prochain week-end à bord dans pas trop longtemps, et d’ici-la: installation de quelques dispositifs anti-gel et anti-humidité (post dédié prévu bientôt dans la section « technique »).

Avant les inévitables posts liés aux travaux d’hiver!

Équipage de choc pour cette petite virée d’à peine plus de 24h, avec Yannick, Vaness, Audrey & Oli. Arrivée à Wemeldinge samedi fin d’aprem, appareillage immédiat, direction l’entrée du Veerse Meer. Objectif: nuit au mouillage juste comme on aime, avec balade en dinghy au crépuscule. Barbecue et musique.

Oli & Audrey (et Eline, mais elle on la voit pas encore sur la photo ;))

Après un passage sans encombre de la Zandkreeksluis, nous poursuivons au moteur jusqu’au Middelplaaten, où nous ambitionnons de nous arrêter pour la nuit.

Bon, pas toujours évident de trouver le bon spot pour mouiller dans le Veerse Meer avec nos 2m pile de tirant d’eau! Après quelques essais infructueux (durant lequels nous avons davantage ancré la quille que l’ancre dans le sol… ;)), on a finalement renoncé à notre plan A, pour aller s’installer un peu plus loin, devant Spieringplaat.

Qu’a cela ne tienne: aussitôt arrivés, le dinghy est mis à l’eau, et nous partons en exploration. Leçon de pilotage accélérée pour Oli et Audrey: la bête est vite prise en main 🙂

Petit tour suivi d’une exploration de l’île dite « Bastiaan de Langeplaat », après un petit slalom entre les bateaux ancrés dans la petite crique formée par les Spieringplaat et Bastiann de Langeplaat.

Vanessa aka la Lewis Hamilton du dinghy, en train de donner quelques précieux conseils de conduite..

Retour sur Hina, et démarrage d’un petit barbecue (une bière à la main, comme il se doit).

La vie est très dure..

Wemeldinge Express

Deauville. Les filles sont parties. Ca sent la fin du séjour!

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Petit coup d’oeil depuis le Pont des Belges – on ne pouvait quand même pas manquer ca!

On a terminé la veille au soir la réparation du winch tribord. Renseignements météos et marées pris, il est clair que nous ne pourrons pas faire un retour en étapes comme nous l’avons d’abord envisagé. En cause: un bon coup de vent nord-nord-ouest prévu pour débarquer sur les côtes belges et hollandaises dès vendredi midi.

Nous sommes mercredi matin: normalement, ca devrait passer. mais pas question de trainer en chemin!

Nous quittons Deauville à 4h du matin, avec la marée descendante. Au passage: attention aux bancs dans l’entrée du port: ils sont changeants et leurs positions ne sont pas indiquées clairement. Nous avions fait un petit repérage la veille à marée basse pour éviter la désagréable surprise de se retrouver échoués pour une dizaine d’heure en plein milieu du chenal… 😉

Si le trop plein de vent avait été la ritournelle de l’aller, il ne semble pas que ce sera celle du retour. loi de Murphy oblige: maintenant que nous sommes bien orientés pour le vent sud-ouest qui nous avait tant tannés à l’aller, celui-ci a décidé de laisser place à une belle pétole. On tente quand même un petit appui de la GV arisée, juste au cas ou.. Mais malheureusement, nous devons arriver avant vendredi midi.

Donc Volvo wind, here we are again…

6h30. Appui sur GV, lever de soleil magique, et les falaises d’Etretat au loin.

La nav se poursuit sans encombre, à un très bon rythme (7kn de moyenne). Nous passons Etretat, puis cap nord-ouest, nous passons au large de Dieppe, de la Baie de Somme et du Touquet, avant d’arriver à nouveau en vue des côtes au niveau de Boulogne.

Jeudi, 17h: toujours pas de vent. Ou plutôt non, il y a bien un souffle… Mais naturellement… Dans le PIF!

Soyons philosophes: ne serait-ce pas un excellent moment pour tenter un petit coup de… pêche?

Yan et David sortent immédiatement le matos d’FX, resté à bord.

Les pêcheurs, confiants

Jeudi, 20h: La nav se poursuit. Le soir tombe. Petite réparation improvisée au feu de navigation avant tribord: celui-ci ne s’allume plus. Classique: contacts corrodés, suite à entrée d’eau de mer. Réparé en 20 min: nous sommes prêts à passer Calais et Dunkerke en toute visibilité 😉

La veille se poursuit en visuel, AIS et radar. La zone est très fréquentées, et qui plus est généreusement pourvue en chenaux, bancs de sables et zones de contrôle en tout genre. Pas question de baisser la garde!

Table à carte en mode « Quart de nuit » vers 3h du matin… La côte belge est en vue!

Vendredi matin, 8h: les derniers fichiers météo GRIB confirment l’arrivée imminente du coup de vent (retardé cependant à début d’après-midi)… Mais nous sommes on track: en train d’emboucher l’Escaut Occidental. Salutations de rigueur à Breskens, avant de nous engager dans la remontée jusqu’à Terneuzen, puis Hansweert.

Nous arrivons finalement à Wemeldinge vers 15h, sous un ciel qui commence à se parer de gris. Just on time.

Reste bien sûr à attaquer la vidange du bateau: les couettes, draps etc ayant été mouillés (et salés..) lors de la traversée aller, tout doit rentrer pour un passage en machine bien nécessaire.

On en profite pour toiletter la belle en profondeur: nettoyage et rincage du pont et des oeuvres mortes, récurage détaillé de l’intérieur, tri des victuailles…

Il est finalement 19h quand nous chargeons tout dans la voiture de Yan, direction Bruxelles. A l’instant précis ou le vent commence à se lever!

Quantité de brol inimaginable… Comme à chaque fin de croisière

Encore une chouette croisière qui se termine…

Après la nav mouvementée pour arriver en Normandie, force est de constater que, malgré les travaux d’hiver… Hina n’est pas encore totalement redevenue étanche.

Un des problèmes rapidement identifié est le winch de génois tribord, dont les fixations fuient dans la cabine arrière. Gite aidant, l’eau se répand dans toute une série d’endroits. Mais comme d’habitude, préférentiellement les endroits abritant le plus possible de vêtements, draps, serviettes, oreillers & autres livres… Pas nécessaire de vous faire un dessin 😉

Le problème vient d’une intervention précédente faite sur le winch: lors de la réception de Hina au chantier en 2003, nous avions décidé, mon père et moi, de remplacer les winches d’origine (Lewmar) par des Andersen (notre expérience respective avec les 2 marques à l’époque plaidait nettement en faveur des Andersen).

Malheureusement, nous étions un peu pressés back then.. Et nous n’avons pas réellement fait l’intervention « dans les règles de l’art ». En effet, il s’était avéré au démontage que les trous nécessaires à la fixation d’un winch Lewmar ou Andersen n’étaient pas les mêmes.

Plutôt que de reboucher correctement (fibre et résine) les mauvais trous, nous avions pensé à l’évoque que du simple Sika suffirait.

Il semblerait qu’en fait.. Non 😉

Une petite image valant mieux qu’un long discours, voici le support du winch, après démontage de celui-ci:


Les « doubles trous »sont clairement visibles. Et oui, ce n’était pas très propre 😉

Avec le temps, le jeu aidant, l’eau s’est infiltrée dans l’épaisseur du pont. Nous avons donc commencé par passer plusieurs heures à tout sécher… Au sèche cheveu!

Après quelques expéditions vers le Ship local, nous identifions le matériel nécessaire à la réparation: un mélange bi-composant de polyester et de fibre de verre.

Afin de réaliser la réparation, il est important que

  • Les surfaces soient comme d’habitude bien propres
  • L’épaisseur du pont soit la plus sèche possible (l’idéal aurait été de laisser sécher plusieurs jours à l’abri de la pluie, mais nous devons reprendre la mer le lendemain matin pour rentrer aux Pays-Bas..
  • L’enduit soit injecté dans les trous, afin d’éviter autant que possible la formation de bulles d’air

Nous adoptons donc le mode opératoire suivant:

  • Les trous seront occultés par du grey tape du côté intérieur du bateau
  • Le produit sera injecté dans chaque trou au moyen d’une large seringue
  • Pour pouvoir injecter le produit avec la seringue, le Ship nous conseille de découper la base de la préparation, afin  de rendre les fibres plus petites. Nous ferons ça avec une paire de ciseaux, à la manière « découpage du persil dans un verre ». Très efficace
  • Pour assurer une solidité totale, les trous seront tous rebouchés (pas seulement ceux n’étant plus nécessaires…), ce en laissant déborder la fibre et le polymère de part et d’autre pour créer une petite  sur-épaisseur.

Après ponçage et séchage, le champs opératoire est dressé d’une main de maître par David


Nous n’avons pas eu le temps de prendre des photos de l’opération de remplissage des trous en elle même: le composé durcit en moins de 5 minutes chrono à partir du moment où il est mélangé avec le durcisseur. Néanmoins, après le remplissage, suit naturellement le toujours très agréable ponçage.. 😏

 
Au passage: quoi de plus sympa que d’aller faire ses courses chez le Ship en dinghy..? 😊

Tout cela a l’air simple… C’est évidemment sans compter que pendant ce temps, le support du winch en lui même doit être nettoyé, et poncé. Yannick s’attelle à la tâche avec ardeur… Tellement d’ardeur qu’il finit par s’ouvrir le doigt, le cutter reconverti en grattoir pour l’occasions ayant décidé de lui faire clairement comprendre son désaccord face à ce nouvel emploi. Pas de photo de l’après accident évidemment (il fallait juguler la plaie..), mais cet inoubliable instantané, pris juste quelques instants après le drame. On distingue bien le pansement. Par contre, plus de trace du cutter… 😏


Bref, malgré les obstacles récontrés, nous finissons par arriver au moment fatidique du re-perçage des trous…


… Suivi de la réinstallation du winch, noyé cette fois dans (un peu trop de…) sikaflex. J’espère que nous ne devrons plus jamais le re-démonter 😉


Merci à Yan et David d’avoir bossé comme des acharnés sur ce winch toute la journée!